« Quand Marie-Luce PENCHARD s’épancha ... un peu trop » ou « comment raviver le pseudo-conflit Guadeloupe-Martinique et l’étendre à la Guyane et à la Réunion » ! (info du site Bondamanjak)
» « Quand Marie-Luce PENCHARD s’épancha ... un peu trop » ou « comment raviver le pseudo-conflit Guadeloupe-Martinique et l’étendre à la Guyane et à la Réunion » ! Guadeloupe le 18/02/2010 Voir fiche du site Bondamanjak Catégorie Presse Infos
Jadis, les ultramarins jugeaient que leur infliger un ministre des Dom-Tom n’étant pas des leurs et donc n’ayant jamais exercé une fonction en lien direct avec leurs spécificités équivalait à les infantiliser. Souvent en face, le couvert aux relents post-coloniaux, selon lequel chaque département voudrait défendre la candidature de l’un des ses élus, était resservi. Du coup, nous avons eu droit à une kyrielle d’hommes et de femmes ministres dont la propension à pondre des lois portant leurs noms respectifs (Pons, Girardin, etc.) allait de paire avec la volonté générale d’enfoncer un peu plus les économies de nos régions vers le sous-développement (zones franches sur l’ensemble des îles où la contrepartie pour les entreprises est de payer au mieux le smic alors que l’inflation galopante érode chaque jour le pouvoir d’achat des ultramarins).
Mais heureusement, il y a peu de temps, notre édile national a eu pour idée d’intégrer le Ministère des Dom-Tom au sein du plus sécuritaire, Ministère de l’Intérieur. Pour faire passer la pilule, il a (enfin !) désigné une personne sensée connaître les dossiers ultramarins comme personne : Marie-Luce PENCHARD, fille bien nommée et pistonnée de la sulfureuse Lucette MICHAUX-CHEVRY.
D’aucun ne dira que le choix fût des plus judicieux, mais beaucoup ont cru, l’instant de quelques mois, que la fille se serait émancipée de l’aura et surtout du réseau d’influence de sa tendre génitrice et par-là, aurait cassé les préjugés qui ont toujours jalonnés le parcours des politiques ultramarins au plan national. Que nenni !
Pas plus tard que le week-end dernier (12 au 14 février 2010), notre chère Secrétaire d’état en lice pour briguer la vice-présidence de la région Guadeloupe n’a rien trouvé d’autre comme discours de ralliement que des propos rappelant son engagement vénale pour son département d’origine au détriment des autres départements d’Outre-Mer. Des propos que même un « mouton » n’aurait aucun mal à interpréter car, même sortis de leur contexte (d’après la Ministre interviewée en Martinique), ces paroles sans équivoque risquent au pire d’instaurer un climat de désunion entre ultramarins si la Ministre est conservée à son poste. Malheureusement, c’est sur les seules épaules des citoyens Guadeloupéens que repose l’issue de son mandat et quand les élections sont au cœur des débats, à l’instar du Président sortant de la région Languedoc-Roussillon nos régions ne sont malheureusement pas exemptes en matière de populisme exacerbé !
Nous vous proposons de lire l’intégralité de ces propos et surtout de débattre sur le site d’information politique Bondamanjak.
Pour ceux qui veulent entendre de leurs propres oreilles, il suffit de demander (enregistrement issu d’Europe 1).